30 septembre 2020

Je deviens le premier scientifique au monde à décrypter Google!

Ce mois ci fut intensif avec mon retour à la fac. L'été fut studieux pour bosser sur mes articles scientifiques puisque je ne pouvais pas rentrer en Europe. Pour valider mon doctorat il faut que j'écrive 3 articles de haut niveau qui font avancer la science. Que veut dire "haut niveau"? La science se passe par des publications qui sont "reviewed" par des "reviewers" de son domaine. Ce sont des scientifiques qui lisent les "papers" de façon bénévole et anonyme et qui permettent d'assurer la qualité des travaux et d'accepter ou refuser un manuscrit. Ils lisent et donne un avis sur le fond (est-ce que l'article fait avancer la science?) et la forme (est-il suffisamment clair?), ainsi que des commentaires pour améliorer le contenu. Il existe une tonne de journaux scientifiques, avec des critères d'acceptation diverses. Pour y voir plus clair et évaluer la qualité d'un journal, des sigles sont attribués. Les plus connus sont SCI (science citation index) et EI (engineering index). EI c'est très bien, SCI c'est le top du top, ensuite vient le reste. Dans mon cas je suis censé validé deux articles EI et un SCI. Et ce n'est pas de la tarte car sur 100 articles soumis, en gros, seulement 30 vont etre acceptés...

Cela m'a un peu fait flipper vu que je suis sur ma dernière année et je n'avais encore produit aucun article (j'ai mes activités à côté aussi...). Et certains collègues de mon département ont refait leur dernière année car ils n'avaient pas réussi à publier un seul article en 4 ans! Rien de tel qu'un peu de stress pour une deadline pour me motiver :)

Pendant l'été j'ai bossé sur 2 articles que j'ai soumis durant ce mois de septembre pour une publication. Et bien le résultat fut splendide, 2 essais, 2 acceptations! 100% de réussite alors que le standard c'est 30%, yeah :p

J'étais inquiet car je n'avais aucune idée de la qualité de mes articles puisque c'était la première fois que je faisais cet exercice (super dur, j'y ai passé des semaines!). Mes articles allaient-ils être pourris, neutres, géniaux? Le couperet est tombé deux fois, mes articles ont "slighlty" fait avancer la science (le fond) et sont bien écrits et compréhensibles pour le grand public (la forme) d'après les grilles d'évaluations.

Alors la question à 100 balle, sur quoi j'ai écrit?

Et bien comme mon métier c'est le SEO depuis 20 ans et que je fais un PhD en Intelligence Artificielle, j'ai lié les deux en appliquant l'AI au référencement.

En clair j'ai utilisé des méthodes AI (Machine Learning) pour décrypter l'algorithme de Google et déterminer les critères les plus importants et les moins importants impactant la position des mots clés dans le moteur de recherche. Je deviens du coup la première personne au monde, dans l'académique/science, à faire ce travail de décryptage. Je dis bien dans le monde académique et scientifique. Des expériences en privé ont été faites par des agences web ou outils SEO connus dans le domaine, mais jamais avec une démarche scientifique conduisant à une publication. D'ou le fait que les reviewers ont considérés que j'avais fait avancer la science en allant dans une direction nouvelle.

Le truc marrant c'est qu'en 2016 il m'a semblé comme une évidence qu'il y avait quelque chose à faire en combinant SEO et AI (data science, machine learning, deep learning, etc.). J'ai essayé d'expliquer cela à au moins 3 potes qui ont des agences web mais ils ne comprenaient pas l'intérêt. Peut-etre qu'aujourd'hui avec mon statut de "premier scientifique dans le monde à publier dans le domaine SEO/AI" ils vont changer d'avis sur mes théories ;-)

31 août 2020

Cassage de routine, de retour à la fac!

Après plus de 7 mois, me voila de retour à la faculté. Enfin je peux retourner dans mon laboratoire et vaquer à mes occupations,  principalement de recherche. Coronavirus oblige, j'avais interdiction de rentrer dans l'université jusqu'à nouvel ordre. Ce qui était très ennuyeux et tombait très mal pour mes recherches. Bien sur je continuais mes activites de chez moi, mais en mode glande dans le canapé...
 

Autant bosser sur des activités web ne me pose de problème depuis chez moi, avec mes 20 ans d'expérience Internet c'est facile et automatique sans trop que je réfléchisse. Autant reflechir à des simulations de machine learning et la production d'article scientifique, ce n'est pas du tout la même chose. 

Il faut une capacité de concentration a 100% pour réussir à pondre quelque chose de constructif, la définition de PhD n'étant pas "Doctor of Philosophy" pour rien...Au final j'ai passé mon été à la réalisation des expériences et la production de mon premier article scientifique, soumis aujourd'hui même. Sujet : la détection des principaux critères Google permettant de se placer en Top10.Le boulot fut laborieux avec un environnement de travail non adapté...

La semaine dernière on m'a annoncé que je pouvais retourner à la faculté, après réalisation d'un nouveau test Covid19. Me voilà en vert sur mon "Heatlh Kit", une application mobile indiquant l'état de santé. Enfin je peux retrouver une vie normale dans l'université et me remettre sur le chemin d'un travail productif. En avant pour mes deux prochains articles!

31 juillet 2020

L'été 2020 à Pekin...pour une fois depuis 10 ans!

Une fois n'est pas coutume, je passe mon été à Pékin. Cela fait...10 ans que ce n'était pas arrivé! Bon il faut dire qu'entre 2010 et 2020 je n'ai vécu que 4 ans à Pékin, soit moins de la moitié de ma vie Pékinoise (9 ans déjà...). J'aurais dû plutôt dire que cela fait 10 ans la dernière fois que je suis resté en Asie tout l'été. En général les étés j'aime bien rentrer en Europe avec un trip de deux mois. Comme l'atteste ce blog, j'ai l'habitude de me faire le tour d'Europe, en particulier les pays de l'Est, avant d'arriver en France, histoire de m'acclimater à la mentalité française... Coronavirus oblige, cette année je reste en Chine. Et à mon avis je ne suis pas près d'en sortir avant l'été prochain vu l'état du trafic mondial.

Pour un nomade comme moi qui bouge en moyenne tous les mois depuis 15 ans, cela fait bizarre. Mais en fait cela ne me dérange pas trop car de toute façon j'étais à la bourre dans la rédaction de mes articles scientifiques pour mon PhD. Je suis censé être docteur dans une année mais il va falloir se bouger à écrire mes trois articles pour cela. En plus de la thèse... Donc au final je passe un été studieux à bosser tous les jours là dessus. Ce ne sont pas les conditions idéales à bosser de chez moi vu que la fac est fermée, mais on s'y fait...

Niveau temps, on s'en sort assez bien avec un été pas trop chaud. Je me souviens des étés horribles d'il y a 10 ans, raison pour laquelle je préférais partir en Europe. Au final je n'ai pas besoin de mettre souvent la clim pour bosser chez moi et les balades à pieds ou en scooter électrique sont agréables. De là à dire que je suis ravi d'être à Pekin cet été il n'y a qu'un pas...

Néanmoins dans 3 semaines il devrait y avoir le plus gros événement de poker de toute l'Asie, à Sanya, l'île au sud de la Chine. Alors je vais quand même prendre des petites vacances au bord de l'eau sur Hainan, et qui sait remporter le million de dollars ;-)

30 juin 2020

40 ans et premier véhicule à traction !


J'ai découvert les trottinettes électriques l'été dernier à Bucharest où elles étaient en libre service comme les vélos. J'ai bien aimé cette façon de visiter la ville moi qui ai toujours préféré mes pieds comme moi moyen de locomotion. Ou dans une moindre mesure le métro et le taxi, en mode Uber ou non. Mais je n'ai jamais eu de moyen de locomotion personnel en 40 ans. Je n'ai pas le permis de conduire car étant toujours dans des grandes villes je ne voyais pas l'intérêt de se prendre la tête avec une voiture, et tous les inconvénients associés : galère de parking, trafic, assurance, essence qui revient cher, accidents, etc. A 18 ans j'habitais à Nice, c'est une petite ville où les pieds suffisent. Sinon pour des soirées loin je me faisais emmener par les voitures de potes mais c'était rare. D'ailleurs un autre élément qui ne m'a jamais fait passer le permis c'est le fait d'être un gros fêtard, et jamais je n'aurais été le capitaine de soirée qui ne boit pas ;)
Plus tard j'étais à Paris 3 ans, même mes potes qui avaient une voiture ne la sortaient du garage que 5 fois par an...
Enfin depuis 15 ans je suis en Asie, encore une fois aucun intérêt d'avoir le permis, 99% des étrangers n'ont pas de voiture car cela est plus un enfer qu’autre chose.
La moto ou le vélo, c'est plus pratique, mais je n'en ai jamais eu non plus. Encore une fois mes pieds me suffisaient.

Mais depuis samedi j'ai eu un coup de foudre pour une trottinette électrique Xiaomi 365 pro. Voilà un moyen de locomotion qui me convient. Pratique, pas d'essence, on peut rouler sur la route comme sur les trottoirs suivant le chemin optimum, pas d'assurance. On peut aller relativement loin sans se fatiguer, ou l'utiliser quotidiennement pour aller sur des moyennes distances au bureau. Plus de patate, plus léger, plus maniable qu'un vélo. Cela aura pris 40 ans mais j'ai enfin trouvé un moyen de locomotion qui me correspond ;-)

31 mai 2020

40 ans sur cette terre!

Il y a quelques semaines je fetais mes 40 ans. Soit 25 ans en France et 15 ans en Asie. De quoi avoir un bon recul sur la vie que je publierai plus tard quand j'aurais plus de temps. Je suis actuellement sur les simulations de mes experiences de doctorat en intelligence artificielle et le temps me manque...

31 mars 2020

Coronavirus : trois mois de galère...pour le moment

Comme tout le monde me voila pris dans la crise du coronavirus. Mais mon cas fut épique!Cela a commencé fin janvier pour ma part lorsque j'étais en vacances avec ma femme depuis 2 semaines dans un trip entre le Myanmar et le Laos. De quelques jours au Laos, cela c'est transformé en 30 jours dans le pays car nous étions bloqués. Dès le départ j'ai senti que cela n'allait pas etre une petite crise et nous avions reculé notre retour en Chine le temps de voir se qui se passe. Avec raison vu que cela avait pris une belle ampleur sur la Chine début février...

Après 3 semaines sur Vientiane, nous avons fait un tour sur Vang Vieng puis sur Luang Prabang pour voir un peu autre chose. Le dernier jour de notre visa, nous sommes partis pour la Thailande sur Chiang Mai vu que le pays semblait le plus safe de la zone Asie. Ensuite nous sommes passés par la plage sur Rayong une semaine et vu que la situation se stabilisait en Chine, ma femme décida de rentrer. Mais étant étudiant en doctorat, je n'avais pas cette autorisation de rentrer des autorités donc je décidais de rester sur Bangkok en attendant de voir l'évolution.

Du coté de l'Europe, la crise augmentait et les pays commencait à fermer leurs frontières.Dans ce lap de temps, les cas de coronavirus commencaient à exploser en Thailande également, ce qui justifiait l'instauration d'une loi martiale. Me voila fait comme un rat, ne pouvant ni aller en Chine ni en Europe avec la Thailande au bord de l'explosion sanitaire et militaire...Mon cas exceptionel fut remonté au sein des décisionnaires de Pékin.

In extremis on m'a donné l'autorisation de revenir en Chine, quelques heures après je prenais le premier vol pour l'empire du milieu. Sans savoir que ce serait le dernier...pendant que j'étais dans l'avion la Chine décida de fermer ses portes jusqu'a nouvel ordre. Me voila atterrissant à Shanghai, dans les derniers arrivés en Chine.

Ma destination finale est Pékin mais vu les circonstances sanitaires, j'ai l'obligation de faire une quarantaine de 14 jours dans un hotel de Shanghai imposé, sans avoir le droit de sortir de ma chambre. Me voila au 5ème jour de ma quarantaine. J'écrirai plus tard un peu mieux cet article, je voulais juste noter les elements marquants.

31 décembre 2019

Mon 30ème déménagement en 39 ans!

Il y a une semaine j'ai encore une fois déménagé sur Pékin dans un appartement plus grand. Le 30ème déménagement en 39 ans! Mon 16ème déménagement depuis que suis en Asie. Mon 8ème logement à Pékin!

Rien qu'en France jusqu'à mes 25 ans, j'avais vécu dans pas moins de 15 appartements dans 6 villes différentes...