30 juin 2015

Mon passage du bac, c’était pas gagné...

En cette période de bac, je me remémore ce moment il y a 17 ans, en 1998 lors de la coupe du monde en France. C'était à la moitie de vie, que le temps passe vite alors que je m'en rappelle très bien.

Les révisions, je les ai faites en regardant les matchs de foot pour - quasiment - la première fois de ma vie. Je n'étais pas plus intéressé que cela par le foot, mais quand il devient barbant de réviser, finalement l’intérêt grandit.

Au final, j'ai eu mon bac avec 10.08 de moyenne, pas énorme certes, mais du premier coup ce qui m'a mis dans la liste des 50% qui avaient eu le bac du premier coup si je ne me trompe pas. Je crois que cette année, 35% était en rattrapage et 15% l'ont raté directement.

Je me souviens que j'avais eu :

- en français, 6 à l'écrit et 8 à l'oral, en première. C'était mal parti... Ce qui est marrant c'est que j'avais toujours été assez bon en français, sauf en première l'année du bac. Les dissertations c'était pas mon truc, j'avais et j'ai toujours un esprit de synthèse qui me fait aller droit au but sans blabla autour. Cela tombe bien, c'est plus cela qu'on demande dans la vie professionnelle.
- en économie, 10. C'était ma matière favorite et j'étais premier de la classe en terminale il me semble. Au bac il y avait le choix entre un sujet bien balaise d'économie et un sujet très simple en socio. Je me suis dit que comme tout le monde allait prendre le sujet simple, j'allais avoir un bonus en prenant le sujet balèze. Mauvais calcul...  
- en histoire/géo, 9. J'ai masterisé le sujet de géographie que j'avais fait deux fois pendant l'année, une fois en bac blanc, une fois en économie (les inégalites nord sud). Mais craquage complet en histoire, une page recto sur la 4ème république il me semble.
- en maths, 14 avec coefficient 7 de la spécialité maths. Un carton, j'ai eu la meilleure note de ma classe (le prof avait avec lui les notes de tout le monde le jour des résultats). Alors que j'étais ultra moyen pendant l'année. Deux raisons à ce succès :
1. cette année là il n'y avait pas d'étude de fonction, alors que c'est le cas plus de 90% du temps. Vu que le prof nous a fait étudié cela toute l'année, tout le monde s'est craqué. Mais comme je n'étais pas bon en maths, cela ne m'a pas vraiment déstabilisé.
2. le prof qui nous surveillait au bac a laissé 5 minutes de plus le temps que les gens ramènent leurs copies. Durant ces 5 minutes, j'ai écrit vite fait tous les résultats à l'arrache sans démonstration. Et comme cette épreuve avait été difficile et que dans ces cas là on remonte les notes, je suppose que j'ai récupéré un maximum de points avec mes résultats, ce qui m'a donné de facto le bac avec le coefficient 7.
- en philosophie, 9. Ce qui est bien évidemment au dessus de la moyenne nationale :) J'ai dit avant que j'avais toujours eu un esprit de synthèse et que j'avais tendance à écrire peu. Pour le bac de philo, j'ai fait tout le contraire en remplissant deux pages double, ce qui est de loin le record du devoir le plus long de toute ma scolarité. Notre prof de philo nous avait indiqué qu'en général les profs au bac mettait entre 8 et 10 s'ils voyaient qu'on avait tenté de réfléchir au sujet, même en étant hors sujet. Cela fut certainement mon cas, j'ai du passer à coté du sujet mais mon étalage des notes de l’année qui me revenait en tête a du montrer au correcteur que j'avais fait un effort.
- en espagnol, 6. L'espagnol était ma bête noire, je n'avais pas les bases et j'ai donc été dans un autre monde pendant 5 ans. Une fois sur un bulletin scolaire de terminale la prof avait indiqué "fait partie du décor" et elle avait entièrement raison. J'avais un meilleur niveau d'italien en apprenant seul pendant un mois, et clairement un meilleur niveau en chinois en 3 mois.
- en anglais, 12. J'ai eu deux profs normaux dans ma scolarité, en 6eme et en terminale. J'ai survécu avec un niveau moyen écrit en jouant beaucoup aux jeux vidéos, qui étaient à l'époque souvent en anglais, et en bidouillant mon premier ordinateur, un amiga. Et à force de lire, on apprend du vocabulaire et la construction de phrase. Coté oral par contre, nullissime jusqu'à ce que je parte en Chine à 25 ans.

Au final, j'ai donc eu au dessus de la moyenne seulement dans 2 matières, en anglais et en maths, qui m'ont fait rattraper les autres notes. Le plus marrant c'est qu'on voulait que je redouble la première pour mes notes en maths et en anglais (Merci Christine Reyne Chabas du lycée Estienne d'Oves à Nice, chose que j'ai bien sur refusé. Personne n'aurait misé une cacahuète sur le fait que j'allais obtenir quelques années après deux Master et quelques autres diplômes :) A contrario j'ai connu pleins de personnes qui étaient très bon jusqu'au bac et qui ont complètement raté leurs études supérieures. La morale étant que quel soit le niveau au lycée avec des matières imposées, cela n'augure en aucune façon la réussite post bac lorsqu'on a la possibilité de choisir vraiment un parcours qui nous plait.

30 mai 2015

Me voilà diplômé de HEC et Polytechnique à la fois!

Depuis un an, j'ai obtenu quelques diplômes qui se sont rajoutés au palmarès que j'avais déjà:
  • Un Master2 Management franco chinois en 2006
  • Un DESS Webmaster Editorial en 2004
  • Une licence E-Business en 2003
  • Un DUT Techniques de Commercialisation en 2002
  • Un DUT en Statistiques Informatique en 2001
On peut maintenant rajouter :
  • Certification Créer une start-up technologique de HEC / Polytechnique
  • Certification Entreprenariat EM Lyon
  • Certification Design Thinking de Centrale Lyon
  • Et une autre dans le communauty management...
Ces certifications sont en fait ce qu'on appelle des MOOCs. MOOC vient de l’anglais pour Massive Open Online Courses : des cours sur Internet (à distance), gratuits et ouverts à tous. Cela devient très tendance depuis quelques années et toutes les grandes écoles ou universités s'y mettent pour avoir leurs propres MOOC. Il existe sur le marché actuellement des centaines de MOOCs que ce soit en anglais https://www.mooc-list.com/ ou en français mooc-francophone.com.

Comment se passe un MOOC?

Un MOOC se déroule de 4 à 7 semaines en général. Toutes les semaines vous avez une session qui se compose de plusieurs vidéos, avec en général plusieurs intervenants, qui durent environ une heure.
A la fin vous avez un quizz d'une quinzaine de question qui valide vos connaissance sur cette session. Ensuite vous pouvez discuter sur le forum sur les points que vous avez vu avec d'autres étudiants comme vous ou les formateurs.

A mi parcours du MOOC, vous avez souvent une étude de cas à réaliser. L'exercice est intéressant car il permet de mettre en application les connaissances acquises. C'est obligatoire pour valider le MOOC, ce qui vous oblige à passer du temps dessus. Ce n'est pas très compliqué en général, mais cela requiert quand même pas d'heures de réflexion.
A la fin du MOOC, vous avez un quizz général d'une quarantaine de questions portant sur l'ensemble du MOOC.

J'ai toujours aimé apprendre de nouvelles choses et cette tendance à faire des classes ouvertes et gratuites me convient parfaitement comme mode d'apprentissage. Dans mon cas j'ai investi environ deux heures par semaine. Sauf dans le cas de mon premier MOOC Entreprenariat ou j'avais une hyper motivation à participer au forum. Ce MOOC parle de l'enteprenariat d'un point de vue pratique (on fait avec ce qu'on a et pas avec ce qu'on pourrait éventuellement avoir) ce qui correspond à ma façon d'entreprendre en Asie depuis 10 ans. Du coup j'ai participé activement dans le forum en parlant de mon parcours d'entrepreneur qui part de 0 pour aider les entrepreneurs en herbe, ce qui a généré beaucoup de questions auquel j'ai du répondre. Apparemment mon parcours d'entrepreneur "from scratch" avec 0 argent, 0 relation, 0 connaissance plait aux entrepreneurs qui se lancent et il faudra que je réfléchisse sur comment diffuser mon expérience plus largement.

29 avril 2015

Une semaine, 4 pays en Asie du Sud Est

Une fois de plus me voila encore sur les routes, enfin plutôt les voies aériennes. Je pensais rester tranquillement travailler au Vietnam après 3 mois entre le Moyen Orient et l'Europe, mais deux heures après mon arrivée à Saigon je reçois un email pro qui doit me faire revenir sur Hong Kong alors que j'en viens juste... Je reste donc une semaine, le temps du mariage d'un pote et je repars sur Hong Kong. Suivi de Singapour ou j'ai toujours des clients à voir. Comme j'étais plus à deux jours près et que j'avais besoin de concentration pour travailler sur un projet, j'ai fait un saut sur Kuala Lumpur avant de revenir sur Saigon. Cela doit bien faire deux ans que j'ai pas mis les pieds à KL alors que j'y ai vécu un an, alors je voulais voir un peu l'évolution.

Pas mal de constructions en cours dans le centre ville, surtout près du BB Plaza et du Menara Tower. C'est quand même sur Bukit Bintang, le coin le plus actif de KL. Je ne sais pas trop ce qu'ils vont faire mais cela devrait être pas mal comme évolution.
Les prix en Ringgit ont un peu monté, et par comparaison avec l'euro ils ont beaucoup monté. Quand j'y étais, l'euro valait 5RM. Maintenant il en vaut 3.5. Ce qui fait donc 30% de chute de pouvoir d'achat en euros, avec la montée des prix en RM cela donne au moins 40%. On retrouve le même phénomène dans toute l'Asie, et je ne parle même pas par rapport à la Chine ou une semaine à Beijing coute plus cher qu'une semaine à Paris!

En marchant dans les rues et me remémorant quelques souvenirs, je me suis souvenu de la raison pour laquelle j'ai quitté cette ville. La ville qui est construit sur une jungle à son charme avec ses buildings qui se mélangent aux arbres présent de partout. Le métro aérien donne un esprit Gotham City. Mais ce que je n'aime pas à KL, c'est son manque d'activité dans la rue. Cela n'est pas désert comme l'est Dubai, il y a quand même des gens de partout, mais ce n'est pas la fourmilière qu'on retrouve dans les autres villes d'Asie. Cela peut être sympa pour ceux qui aiment bien la tranquilité. Mais personnellement je trouve cela glauque et je préfère l'intense activité jour et nuit comme à Hong Kong ou Saigon. Je me suis fait la réflexion statistique qui ne doit pas être trop loin de la vérité :
A Hong Kong, chaque pas permet de voir une personne différente dans son champ de vision. A Kuala, il faut 10 pas pour voir une personne différente. Ce qui veut dire en d'autres termes que chaque personne croisé à KL correspond à 10 personnes qu'on croisent sur HK. Et croiser beaucoup de monde j'adore cela, moi qui ait été traumatisé dans mon enfance de vivre dans une ville comme Perpignan ou on ne croisait personne dans la rue le dimanche...

31 mars 2015

La Géorgie, balcon de l'Europe

Avant de retourner sur Dubai, je suis passé quelques jours par la Géorgie histoire de voir ce fameux pays dont j'avais plusieurs fois entendu parler depuis quelques années.

J'en avais entendu la première fois en 2010 pour son activité économique et le fort taux d’intérêt des comptes à terme (dans les 10%). Puis un ami, un Turc rencontré à Belgrade l'an dernier m'en avait dit pas mal de bien après y avoir été. Et puis comme je me suis aperçu que c’était le seul pays qui autorisait le gambling dans la zone (la Géorgie est entre la Turquie, la Russie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan), je voulais définitivement y faire un tour.

Parti de Londres ou je visitais ma mère, je me suis fait un transit de 4h en Hongrie avant de rejoindre Kutaisi. Moi qui suis un voyageur très fréquent en avion (une bonne vingtaine par an), j'ai eu un problème qui ne m’était encore jamais arrivé : les oreilles qui se bouchent avec l'altitude. Avoir un petite sensation d'oreilles bouchées, tout le monde a connu. Mais là c'était du gros bouchage, le genre qui faisait perdre 50% de l'audition. Je ne comprenais pas bien ce qui m'arrivait et les 4h à Budapest m'ont permis de voir sur Internet que cela arrivait souvent lorsqu'on est malade (rhume, grippe, coup de froid, etc.). Effectivement, je finissais un petit rhume et les symptômes correspondaient à ce que je voyais sur Internet. Finalement il est conseillé d'avaler sa salive, mâcher du chewing-gum, bailler souvent, éviter de dormir lors de l'atterrissage. Cela n'a pas été très efficace lors de mon 2eme vol, mais les effets ont disparus après une nuit de sommeil...

Arrivé sur Kutaisi à 5am. Je passe les customs et la directement un stand vous donne une carte Sim et vous propose de prendre un minibus pour les villes principales. Kutaisi est au milieu de la Géorgie mais je n'avais pas trop le temps donc je suis allé directement sur Batumi, la cote d'azur de la mer noire, en 2 heures en minibus pour 6 euros. Ayant déjà été sur la mer noire, du coté de la Bulgarie, j'ai été assez déçu de Batumi pour lequel j'avais entendu du bien. Mais peut-être c’était parce que j'y étais en mars et pas en saison estivale. Du coup je suis reparti dès le lendemain pour la capitale Tbilisi. J'ai pris le train de 4h qui est super moderne. Pour arriver à la station, j'ai un peu galéré car je suis allé dans une gare encore en construction, surement la prochaine. J'ai pu apprécié la gentillesse des gens qui m'ont emmené dans un bus qui allait à l'autre gare, le conducteur ne m'a même pas fait payer. A noter que peu de gens parlent anglais, cela faisait longtemps que j'avais pas galéré avec la langue. En Géorgie on parle géorgien, russe, turc, mais anglais vraiment très peu.

Arrivé à minuit dans la capitale Tbilisi, je prends un taxi de 21 ans. Le gars faisait taxi la nuit pour payer ses études de pilote le jour. Je ne suis pas du genre à faire pote avec les taxis mais lui était bien sympa et j'ai pris son numéro au cas où, ce qui ne m'arrive jamais. Mais je n'ai finalement pas eu besoin de l'utiliser.

Je suis resté deux jours à Tbilisi ou j'ai travaillé, visité la ville...et joué au poker. La ville peut se faire en quelques heures, c'est assez petit et on peut faire l'essentiel d'une traite. Mais c'est vraiment joli et intéressant comme panorama. J'ai même fait deux musées, celui de la ville de Tbilisi (une vaste blague, j'étais le seul visiteur du musée et on me suivait de partout) et celui du pays. Ce dernier raconte comment la Russie a occupe le pays de 1921 à 1991. C'est intéressant, mais étonnamment le musée ne parle pas vraiment de l'histoire du pays avant 1921...

Tbilisi a un club de poker pas mal, et vraiment pas cher. Pour les connaisseurs, il y a un tournoi tous les soirs à 10 euros et du cash games a 40 euros la cave. C'est marrant parce que c'est un vrai business avec plusieurs employés alors que c'est moins cher que les parties que je fais entre amis en France ou au Vietnam...

Le soir le responsable de l’hôtel ou j'étais m'a emmené lui-même a l’aéroport plutôt que je cherche un taxi, pour le même tarif soit 10 euros. C’était un Géorgien qui a vécu 15 ans en Allemagne et a un appartement sur Berlin ou il va souvent. Il m'a emmené à 2am et a du se galérer à faire un aller retour pendant une heure. Tout cela pour 10 euros alors qu'il n'est pas censé être dans le besoin (surtout vu la bagnole qu'il avait)! Je n'ai pas compris, mais il m'a dit "I work everytime there is business to do". Peut-être une morale se cache derrière cela...

28 février 2015

Incredible India

Comme je l'ai annoncé le mois dernier, je suis parti pour l'Inde récemment...mais pour 24 heures. En effet c'était juste un transit. Mais malgré que ce soit un transit, j'ai quand même bien du me prendre la tête pour faire le visa. Déjà le visa transit n'est quasiment pas connu et c'est dur de trouver des informations sur le sujet sur Internet. J'ai écrit à l'ambassade d'Inde mais ils ne m'ont pas répondu. Au moins la personne qui s'en occupe m'a avoué qu'il avait bien vu mon email mais il avait pas le temps d'y répondre compte tenu du cas particulier, c’était honnête.
Le formulaire pour demander le visa est une vaste blague avec des questions totalement délirantes. Du genre est-ce que je suis un homme, une femme...ou une personne transgenre, WTF?
Ou alors quelle est ma religion. Il y a tous les choix possibles sauf la réponse qui représente quand même un bon pourcentage dans le monde "no religion". Donc pour aller en Inde, on est obligé d'avoir une religion, alors j'en ai mis une au pif, une que je ne connaissais même pas.
Comme si le formulaire délirant ne suffisait pas, il faut aussi faire des photos spéciales dans un format que je ne connaissais pas. Heureusement je connaissais un photographe sur Phnom Penh (ou j’étais à ce moment) qui a pu me le faire.

Vient le grand jour, un trajet Bangkok => Mumbai par Air India. Il y avait genre une dizaine de menu différent à choisir sur le site de Air India pour la collation. Je me suis dit qu'on allait tester un truc fun avec "menu sans gluten". Grave erreur, les collations dans l'avion c'est pas de la grande cuisine mais là c'était vraiment immonde. Anyway j'arrive à minuit sur Mumbai. Etant un grand voyageur, je suis habitué aux scam des taxis, alors je demande au point information à quoi s'attendre. Il me dit pas de problème, il y a pas de scam avec les taxis.
Je vais un étage au dessous au lieu des taxis. Je monte dans un tacos, le mec me demande un tarif en roupie pour aller à mon hôtel. Je lui dit de mettre le taxi meter, il me dit non. Ahah il est beau le point information avec ses conseils! Finalement pour être sur de pas se faire avoir, il faut faire le paiement à un bureau qui vous donne un numéro de taxi. J'ai pas été déçu, j'ai eu le droit à un Sikh qui parlait pas anglais. Il était désespéré de m'avoir obtenu en client car il a senti que ça allait être galère... Avec raison.

Mon hôtel était qu'à 20 minutes de taxi de l’aéroport mais on a un peu galéré. On a demandé le chemin plusieurs fois à d'autres taxis quand ils parlaient anglais. Finalement ca va ils étaient cool et on est arrivé à bon port.

Arrivé à l’hôtel à une heure du matin, je suis reçu comme une merde, pourtant j'avais réservé et payé à l'avance. Le patron commence par me dire qu'il est complet, l'idée de chercher un hôtel dans la banlieue de Mumbai à 1 heure du matin ne m'enchante pas trop... Apres énervement et que je lui donne toutes les preuves que j'ai déjà payé, il me file une chambre (il était pas sencé être complet?). Je crois que c'est la chambre la plus hardcore que j'ai pu voir dans ma vie, pourtant j'en ai fait des hotels et guesthouses pourris en 40 pays. Un nid à moustique, un filet d'eau ridicule dans la salle de bain, juste à coté d'une avenue donc très bruyant, draps crades, lumière qui s'éteint pas. La nuit fut courte... 24 euros ça fait cher la nuit pour l'Inde.

Au réveil, je me tire vite et commence à marcher un peu au hasard car je ne sais pas vraiment où je me trouve. Ah oui parce qu'il y avait évidemment pas Internet non plus dans l’hôtel. Je vois un écriteau "beach" alors je me dirige dans cette direction. A mon arrivée sur la plage, je vois des dizaines de gens accroupis dans l'eau au loin. Je me rapproche, en fait ils sont tous en train de déféquer, ce qui se vérifie aux traces fécales tous les 3 mètres quand je marche dans le sable. Mmmh c'est donc cela "incredible India" et ses plages reconnues? Je voulais voir quelque chose de pas très commun, c'est réussi.

Je continue ma marche sur la plage et je vois au loin un mall, parfait je vais enfin pouvoir trouver internet. Malheureusement c'est visiblement encore en construction... mais je vois un Hilton. Parfait il doit bien y avoir Internet ici. C'est le matin et je n'ai pas mangé, et vu que 100% des gens que je connais ont été malades en Inde, prendre le déjeuner au Hilton et profiter d'Internet me semble pas mal. Malheureusement Internet est réservé aux clients de l’hôtel, payer le breakfast au tarif Hilton ne fait pas de nous des clients. Et bien dis donc, pour un pays ou l'IT est si évolué c'est quand même bien galère pour trouver une malheureuse connexion Internet. Alors je continue mon chemin et je trouve le Graal, un Starbucks. Encore une fois ici, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple, il faut un numéro de téléphone pour accéder au wifi... Mais je n'ai pas de ligne active sur moi. Heureusement un serveur fait la manipulation et me file ses accès, je commence enfin à voir un aspect de la mentalité des indiens assez cool.

En regardant le net, je vois que le point d’intérêt principal de Mumbai c'est le "gate of India" en pleine ville. Je me rend donc là bas en taxi ce qui prend une heure. Je note au passage que pour aller à l'aéroport il est conseillé d'y aller bien à l'avance car c'est loin et peu avoir beaucoup de trafic. Petite surprise en allant en ville, on passe un pont (le toll) et cela coûte quelques euros de plus non prévu dans la course fixé avec l’hôtel. Ah oui aussi le taxi qui était pourtant "officiel" du Hilton a tenté une gruge en me proposant au tiers du chemin de prendre un autre taxi pour le même prix, mais plus petit et de qualité inférieur sous prétexte que son air conditionné ne marchait pas. Je lui ai dit qu'il n'y a pas moyen et que je moquais de la clim, comme par hasard celle-ci a remarché 3 minutes après. Décidement quel que soit le pays dans le monde il faut toujours qu'il y est une tentative de gruge de la part des taxis...

J'arrive au Gate of India et le centre historique. C'est pas mal mais pas non plus le meilleur truc que j'ai vu dans ma vie, cela ne reste qu'une porte. Ensuite je me balade au hasard dans la ville pendant 3-4 heures. L'architecture coloniale anglaise des bâtiments est intéressante, la ville est plutôt sympa, je m'attendais à pire.
En me promenant au hasard je vois une espèce de grosse cathédrale qui attire mon attention. Je rentre dans le complexe de plusieurs bâtiments pour me promener, il s’avère que j’étais visiblement dans un tribunal!
Je me suis promené 30 minutes dedans au milieu des dizaines de salles d'audience sur 5 étages des bâtiments, les avocats étant de partout avec leurs costumes traditionnels anglo saxons. J’étais le seul étranger car c’était pas vraiment une attraction touristique, pourtant j'ai bien plus trippé à faire cette visite non conventionnelle que les attractions classiques.

En sortant du bâtiment, ma promenade m'a amené à voir les fameux intouchables qui traînent dans les rues. Ils font simplement leurs vies, il n'y a pas de demandes de leur part. D'ailleurs de façon générale cela m'a étonné mais absolument aucune personne est venu me demander quelque chose apart un photographe du gate of india qui est parti directement quand je lui ai dit non. Cela change des autres pays d'Asie ou on est souvent harcelé (tuk tuk, lady boum boum, etc.). A Mumbai, j'ai marché pendant plus de 3 heures dans les rues et j'ai noté une grande indifférence. Chacun fait sa vie, même pas un regard d’étonnement de voir qu'un étranger marchait seul, dans des quartiers parfois  chelous (je me suis un peu perdu dans des quartiers trashs). Par contre on me renseignait facilement quand j'avais une question. Je n'ai fait que 24h, il faudra que je revienne plus tard pour quelques jours pour mieux me rendre compte, mais à première la mentalité indienne est pas mal.

L'image de l'Inde, c'est souvent les indiens debout sur le toit des trains et toutes les portes ouvertes. Je suis passé pas loin de la gare, et effectivement j'ai pu voir ce spectacle. Du moins le train qui roulait avec toutes les portes ouvertes et les indiens avec le nez dehors, au détriment de toutes les règles de sécurité de bon sens.

L'image de l'Inde c'est aussi des cadavres dans les rues. J'ai aussi eu droit à ce spectacle, en voyant une ou deux personnes allongées sur le sol recouvert d'un drap. Je ne me suis pas approché pour vérifier le pouls, mais à mon avis c'était la fin. Ceci dit je m'attendais à pire, j'ai eu droit à plusieurs histoires bien plus hardcore plusieurs années auparavant.
La première histoire me vient d'un pote qui était en Inde il y a 15 ans et en sortant de l'aéroport a vu des dizaines de cadavres les uns à coté des autres.
La 2eme histoire est encore plus glauque, une personne me racontait l'horreur de voir des personnes se baigner dans le Gange au milieu des cadavres à moitie calcinés. Apparemment d'après ce qu'il m'a dit, les crémations sont plutôt à l'ancienne avec quelques morceaux de bois ce qui fait que ce ne sont pas des cendres qui sont déversés dans le Gange (suivant les traditions) mais les morceaux du corps à moitie calciné...

Bref, le slogan du bureau de tourisme de l'Inde c'est "incredible India". Effectivement en 24h, j'ai vu pas mal de choses incredible, ce qui classe l'Inde dans le top3 des pays qui sont vraiment hors norme, avec la Chine et les Philippines.

31 janvier 2015

On the road again : direction l'Inde...pour 24h

Je viens d'arriver sur le Cambodge pour quelques jours après être parti de Saigon, la piscine me manque déjà :( J'ai quelques personnes à voir pour business et je vais en profiter pour casser le casino (à moins que ce soit le contraire...).

Ensuite je pars pour Bangkok visiter un ami 3 jours et prendre mon avion pour revenir quelques temps sur Dubai. La routine quoi, rien d'exceptionnel. Ce qui change un peu c'est le fait que je vais rester 24h en Inde en transit à Mumbai. L'Inde n'a jamais été un pays pour lequel j'ai une attirance, mais vu que j'ai l'occasion d'y passer 24h, on va essayer d'en profiter. Avant cela il faudra quand même que je me prenne la tête à faire un visa de transit de 24h, qui prend autant de temps et presque aussi cher qu'un visa de touriste normal. C'est bien la première que je vais faire tant d'effort juste pour 24h, j’espère que cela en vaudra la peine!

Au moins je verrai enfin de mes yeux ce qu'on appelle la première "démocratie du monde" et je pourrais me faire mon idée par comparaison avec la première "dictature du monde" dont les médias nous parle tout le temps, à savoir la Chine...

08 décembre 2014

Massages, acupuncture, ostéopathie...

J'ai trouvé sur Saigon pas loin de chez moi dans le district 2 un des meilleurs centres de massage en 9 ans en Asie. A 50 RMB soit 6.50 euros le massage de pieds de 75 minutes, cela défie toute concurrence. Le massage du corps (massage thai d'après la carte) est à peine plus cher à 7.5 euros. Une fois n'est pas coutume, c'est un massage où on ne vous demande pas un tip à la fin, comme dans le district 1. Ayant l'habitude de la Chine, j'ai horreur de devoir donner un pourboire car on ne sait jamais quoi donner. Avec ce masseur, on revient dans le classique, ce qui est rare au Vietnam, on prend le service qu'on veut sur la carte et on paye le prix affiché sans surplus.
La masseuse étonné de me voir deux fois en une semaine me demande pourquoi je viens ici alors que j'habite 15 minutes plus loin à pieds. Étonnante question, mais qui montre l’honnêteté de l'endroit.

Il me manque plus que trouver un acupuncteur dans le coin et cela sera parfait. J'ai teste quelquefois c'est assez agréable et destressant...quand les aiguilles ne sont pas reliés à l'électricité. Dans ce cas c'est plutôt hardcore. Non pas que ce soit douloureux mais le fait de sentir des décharges électriques pendant une période d'une heure n'est pas du tout agréable. L'électricité est la révolution de l'acupuncture, auparavant on tournait les aiguilles à la main. Le but de l'électricité étant juste de reproduire le mouvement de la main sur les aiguilles.

Et comme j'aime bien innover dans les médecines alternatives, cette année j'ai également fait mon baptême du feu dans l’ostéopathie. Un ami ostéopathe à Nice m'a fait une séance pour un problème. Ce fut assez efficace et je le recommande si vous passez sur Nice. En tant que trentenaire, je fais de plus en plus attention aux aspects santé et aux médecines dites naturelles, douces, ancestrales, orientales ou tout simplement non conventionnelles.